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Le cancer du sein : parlons-en !

Le 1er octobre annonce le lancement d’Octobre Rose, le mois dédié à la sensibilisation du cancer du sein.

Le 03/10/2018

Le 1er octobre annonce le lancement « d’Octobre Rose », le mois dédié à la sensibilisation du cancer du sein.

En France, le cancer du sein est le cancer le plus fréquemment rencontré chez la femme avec plus de 50 000 nouveaux cas chaque année. Au cours de leur vie, 10% des femmes contracteront un cancer du sein, dont plus de 75% après 50 ans. Si l’incidence du cancer du sein auprès des femmes françaises a beaucoup augmenté ces dernières décennies, la tendance s’est inversée depuis 2005 grâce à une détection plus précoce, systématisée et une meilleure diffusion de l’information auprès du grand public.

Qu’est-ce que c’est ?

Le cancer du sein prend naissance dans les cellules du sein, plus précisément dans celles de la glande mammaire. Les cellules concernées sont le plus souvent celles appartenant aux canaux galactophores (qui collectent le lait) ou aux lobules (où le lait est produit) : c’est pour cette raison que vous entendrez parler de cancers canalaires ou de cancers lobulaires. Il existe bien entendu d’autres types de cancers du sein, beaucoup plus rares tels que les cancers médullaires, papillaires ou encore tubuleux.

La tumeur maligne désigne un groupe de cellules cancéreuses - cellules dont le développement et la multiplication sont devenus anarchiques - pouvant, en fonction de leurs stades d’évolution, envahir et détruire les tissus mammaires voisins.

On distingue ainsi principalement deux types de cancer du sein : le cancer « in situ » où les cellules cancéreuses restent confinées dans les canaux ou lobules du sein et le cancer « invasif » ou « infiltrant » lorsque les cellules cancéreuses se propagent dans les tissus mammaires environnants.

Quels symptômes ?

Chez la femme, de nombreuses causes peuvent amener le sein à changer de forme ou de texture. En effet, l’âge, les cycles menstruels, la grossesse, la pilule contraceptive ou encore les hormones sont autant de facteurs qui viennent expliquer ces changements et rendre le diagnostic d’une éventuelle tumeur plus complexe.

Il existe ainsi plusieurs manifestations anormales au niveau des seins qui, si elles ne signifient pas forcément qu’il s’agit d’un cancer du sein, doivent attirer votre attention et vous inciter à demander un avis médical :

  • Une grosseur ou une boule dans le sein ou au niveau des aisselles
  • Un changement de taille ou de forme du sein
  • Une rougeur ou un gonflement du sein
  • Un écoulement par le mamelon (liquide, pus, sang, lait en dehors d’un allaitement)
  • Une modification de la texture ou de la pigmentation de la peau d’un sein ou de l’aréole

La mammographie - radiographie des seins - reste l’examen de référence après l’autopalpation du sein et l’examen clinique pour le diagnostic du cancer du sein. Celle-ci s’accompagne souvent d’une échographie et d’une biopsie - prélèvements de tissu mammaire au niveau de l’anomalie détectée - qui confirmera la nature de cette « lésion ».

Des soins médicaux et esthétiques

Il y a quelques années, on ne parlait que du traitement thérapeutique de la maladie : chirurgie, radiothérapie, chimiothérapie, hormonothérapie… Chaque situation particulière avait sa thérapie.

Depuis, la parole des malades s’est peu à peu libérée : associations (vivre comme avant, belle&bien), bloggeuses, anciennes malades sur les réseaux sociaux ont contribué à décomplexer les femmes atteintes d’un cancer du sein, leur montrant par de simples astuces beautés qu’il était possible de vivre son cancer en restant belle pour soi et pour son entourage.

L’aspect esthétique et sa prise en charge ne sont donc plus sous-estimés. Elle est même mise en avant le plus tôt possible, par l’entourage et par les professionnels de santé eux-mêmes. Savoir comment prendre soin de soi, faire face à la maladie et aux effets secondaires des traitements médicaux est désormais un atout indéniable pour pourvoir gagner la guerre face au cancer.

Garder un bon mental passe avant tout par l’estime de soi et le mental - dans la maladie - joue beaucoup sur la suite des événements !

Des facteurs de risques à considérer

Pour beaucoup de maladies, le terme de « population à risque » est employé pour identifier les personnes les plus susceptibles de développer à terme ces maladies. Le cancer, qui plus est celui du cancer du sein, ne fait pas exception à la règle.

Le cancer du sein est une maladie multifactorielle dont il est important de connaître les facteurs de risques. Ces derniers sont de plusieurs types :

  • Les facteurs de risque lié à l’âge. En effet, près de 80% des cancers du sein se développent après 50 ans
  • Les facteurs de risque liés à nos modes de vie tels que la consommation d’alcool et de tabac, un surpoids ou encore pas ou peu d’activité physique peuvent favoriser l’apparition d’un cancer du sein
  • Des facteurs hormonaux : liés aux règles (règles précoces avant 12 ans, ménopause tardive après 55 ans, traitements hormonaux post-ménopause), relatifs aux grossesses (précoces avant environ 20 ans ou tardives après environ 35 ans, durée d’allaitement faible, accouchement de moins de deux enfants)
  • Les facteurs de risque liés à certains antécédents médicaux personnels (cancer du sein, de l’ovaire et/ou endomètre) et familiaux (sein, ovaire)
  • Les prédispositions génétiques au cancer du sein

Savoir les identifier fait déjà partie intégrante du dépistage du cancer du sein et vous permettra de savoir si vous appartenez à cette fameuse catégorie de « population à risque ».

Qu’est-ce que cela implique pour vous ? Rien de plus qu’une surveillance et un suivi plus spécifique. Votre médecin, généraliste ou gynécologue, déterminera avec vous les modalités de dépistage ou de suivi les mieux adaptées à votre cas.

Suivez donc bien les lignes directrices du dépistage de cancer du sein qui vous seront données. Plus votre cancer du sein sera dépisté tôt, plus vos chances de guérison ou de rémission seront grandes, ceci même avant l’apparition des premiers symptômes.

Quand doit-on se faire dépister ?

Dès que possible, serais-je tentée de vous dire !

En général, un examen clinique de vos seins (palpation) par un professionnel de santé est recommandé tous les ans et ce dès l’âge de 25 ans. L’autopalpation régulière reste également un atout majeur dans le dépistage, que chacun peut faire chez soi sans difficulté.

Il est recommandé ensuite une mammographie tous les deux ans à partir de 50 ans, du moment que vous n’avez pas de symptôme, ni facteur de risque autre que votre âge. Celle-ci sera complétée par une échographie si nécessaire.

En revanche, si votre cas relève d’un risque plus élevé, d’autres modalités de surveillance peuvent vous être proposées par le professionnel de santé qui vous suit. Retrouvez le livret d’information sur le dépistage organisé du cancer du sein sur le site de l’Institut National du Cancer.

Selon une étude publiée en 2010 dans Journal of Medical Screening, le dépistage systématique du cancer du sein permet de sauver deux fois plus de vies. Certes, votre décision reste personnelle, mais ce serait trop bête - avouez-le - de remettre encore à plus tard ce fameux rendez-vous pour votre mammographie.

Alors prêtes ? Parlez-en à votre médecin, à votre entourage, à vos filles en âge de comprendre. Octobre rose c’est maintenant, le cancer du sein peut arriver à n’importe quel moment.

Article rédigé par Hélène Dauptain, Docteur en pharmacie

 

Pour soutenir la recherche sur le cancer du sein :

Sources : 

Date de mise à jour : 20/06/2018